Une augmentation continue du surendettement
Le surendettement et défauts de paiement restent une problématique majeure en Belgique en 2025. Le nombre de personnes fichées pour non-remboursement de crédit atteint aujourd’hui
plus de 350.000 personnes, soit une augmentation de près de 8 % en dix ans. Le taux d’emprunteurs en situation de défaillance financière s’établit actuellement à
5,8 %, ce qui signifie que sur 100 crédits octroyés, environ six présentent un risque d’impayé. En conséquence, les organismes de crédit signalent ces dossiers à la
Banque Nationale de Belgique.
Évolution des montants impayés
Le montant moyen des arriérés de paiement continue de croître. En 2012, une personne en situation de surendettement devait en moyenne
8.000 euros. En 2025, ce montant a dépassé les
11.500 euros, soit une augmentation de plus de 40 %. Cette tendance s’explique notamment par l’inflation, la hausse des taux d’intérêts et l’augmentation du coût de la vie. Le total des remboursements en souffrance en Belgique a ainsi franchi la barre des
3 milliards d’euros.
Disparités régionales
Le taux de défaillance varie fortement selon les régions :
- Bruxelles : 8,5 % des emprunteurs en difficultés
- Wallonie : 7,2 %
- Flandre : 3,9 %, mais avec des montants impayés plus élevés, atteignant une moyenne de 12.000 euros
L’une des tendances alarmantes de ces dernières années est l’augmentation du surendettement chez les jeunes adultes. Près de
55 % des personnes fichées ont entre 25 et 44 ans, un phénomène amplifié par la précarité de l’emploi et l’augmentation des coûts de logement.
Conséquences d’un défaut de paiement
Dès trois mensualités impayées, la banque a l’obligation de signaler l’emprunteur à la BNB. Cela entraîne une interdiction d’accès au crédit jusqu’à régularisation des dettes, avec une période d’attente supplémentaire de
24 mois avant de pouvoir emprunter à nouveau.
Pour les crédits hypothécaires, les conséquences peuvent être lourdes :
- Procédure de saisie immobilière
- Vente forcée du bien
- Remboursement d’un solde restant dû si la vente ne couvre pas l’encours du prêt
Dans un contexte de taux d’intérêts élevés, beaucoup de ménages voient leur capacité de remboursement diminuer, augmentant le risque de saisie.
Mesures de prévention et bonnes pratiques pour éviter les défauts de paiement
Chez
Credit Express, nous avons renforcé nos méthodes d’analyse pour aider nos clients à prévenir le surendettement :
- Limitation du taux d’endettement à 35 % du revenu net
- Sensibilisation aux taux variables et fixes, pour éviter des mensualités qui explosent
- Privilégier un remboursement rapide du capital afin de réduire le coût total du crédit
- Accompagnement personnalisé pour adapter le crédit aux capacités financières réelles des emprunteurs
Nous recommandons également aux emprunteurs de constituer une
réserve d’urgence équivalente à trois mois de mensualités pour anticiper les imprévus.
Conclusion
Le surendettement reste une réalité en Belgique en 2025, et les emprunteurs doivent redoubler de vigilance face à l’augmentation des coûts de crédit. Une
gestion prudente des finances et un accompagnement par des courtiers experts peuvent faire toute la différence pour éviter les situations d’endettement excessif.
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